L'Aïkido est un art martial de l'harmonie, né au Japon au XXᵉ siècle d'une synthèse des arts traditionnels.
Morihei Ueshiba, né en 1883 à Tanabe (Japon), est le fondateur de l'Aïkido. Formé au jujutsu, au kenjutsu et au sojutsu, il voit sa vision martiale transformée par sa rencontre, en 1919, avec Onisaburo Deguchi.
Durant les années 1920–1930, il développe un art fondé sur la non-résistance, la fluidité et la protection de l'adversaire. En 1942, il lui donne son nom : « Aïkido ».
Après la guerre, il se retire à Iwama pour enseigner dans la simplicité. Il s'éteint en 1969, laissant un héritage : « un art martial sans compétition, au service de la paix, de la maîtrise de soi et de l'harmonie avec les autres ».
Le mot « Aïkido » s'écrit avec trois caractères qui disent tout de l'art.
S'accorder, se relier, unir les énergies plutôt que de s'opposer à l'autre.
Le souffle, l'énergie vitale qui circule et que la pratique apprend à canaliser.
Un chemin de progression sans fin, autant intérieur que technique.
Nobuyoshi Tamura (1933–2010), disciple direct de Morihei Ueshiba, reçoit en 1964 la mission d'introduire l'Aïkido en France. Son enseignement privilégie la fluidité des mouvements, la précision du geste et le respect des principes transmis par le fondateur.
Il joue un rôle clé dans la création de la FFAB (Fédération Française d'Aïkido et de Budo), garantissant une transmission fidèle de l'art jusqu'à sa disparition en 2010.
C'est lui qui choisit « Kanjo » comme thème de l'année en 2009 — un mot devenu notre nom.